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Au Cameroun, l’entrepreneuriat des jeunes s’impose aujourd’hui comme une réponse concrète au chômage et à la précarité. Dans un contexte où le marché de l’emploi formel reste limité, de nombreux jeunes choisissent de créer leurs propres opportunités, notamment dans les secteurs du numérique, de l’agriculture, de la mode et des services.

Selon les tendances récentes, le pays compte plus de 443 000 PME actives et plus de 21 000 entreprises créées en 2024, preuve d’un dynamisme entrepreneurial en pleine expansion. Cette évolution est largement portée par une jeunesse innovante, motivée par le besoin d’autonomie financière mais aussi par le désir d’impacter la société.
Des figures comme Borel Taguia Kana dans les technologies ou Carine Andela dans le “Made in Cameroon” illustrent cette nouvelle génération de leaders. Ils montrent que l’entrepreneuriat peut être un levier de transformation économique et sociale.
Cependant, malgré cet élan, les jeunes entrepreneurs font face à plusieurs obstacles : accès difficile au financement, manque d’accompagnement structuré, insuffisance de formation pratique et forte dominance du secteur informel.
En Afrique, entre 60 % et 70 % des jeunes déclarent manquer d’accompagnement professionnel, un défi également visible au Cameroun
Par ailleurs, des initiatives comme les bootcamps entrepreneuriaux ou les forums étudiants se multiplient pour soutenir cette dynamique. Par exemple, des programmes ont déjà permis de sélectionner et d’encadrer des dizaines de jeunes porteurs de projets dans des domaines innovants comme l’agriculture et la technologie.
En définitive, les jeunes entrepreneurs camerounais représentent une force vive essentielle pour l’avenir économique du pays. Leur réussite dépendra toutefois de politiques publiques efficaces, d’un meilleur accès aux financements et d’un accompagnement structuré.
Memadji Edith.
