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En 2026, le chômage des jeunes reste le talon d’Achille de l’économie camerounaise. Les chiffres officiels donnent le tournis : d’un côté, la Banque mondiale affiche un taux de chômage des 15-24 ans à 6,55% pour 2025. De l’autre, des analyses terrain parlent de 35% de chômage chez les 15-24 ans.
L’INS le confirme: 14,8% des diplômés du supérieur entre 25 et 35 ans sont au chômage, contre seulement 3% chez les non-scolarisés. Plus tu étudies, moins tu trouves. L’économie camerounaise crée surtout des emplois peu qualifiants dans l’informel. Les universités de Yaoundé, Douala, Buea ou Dschang produisent chaque année des milliers de diplômés que le secteur formel saturé n’absorbe pas.
Le taux de chômage classique cache la réalité : 70,6% des actifs sont en sous-emploi. Concrètement, 7 jeunes sur 10 travaillent mais ne gagnent pas assez pour vivre décemment. Le revenu moyen dans l’informel plafonne à 83 409 FCFA/mois quand un loyer à Douala/Yaoundé coûte 50 000 à 80 000 FCFA. Résultat : 90% des actifs sont dans l’informel.
Face au blocage, les jeunes s’adaptent. Les applis comme « I am Beezy » permettent de gagner 3 000 à 10 000 FCFA/jour sans CV ni patron. Mais ça reste de la survie. Le secteur moderne n’offre que 10% des emplois. En 2022, seulement 41,7% des sortants de formation pro ont trouvé un emploi.
Tant que l’économie ne créera pas d’emplois décents à grande échelle, le diplôme restera un aller simple vers le chômage ou l’informel pour des milliers de jeunes.
Data visualisation : Taux de chômage des jeunes Camerounais

